Après 10 petits jours passés en Espagne, je suis contente de vous retrouver ! Aujourd’hui, j’aimerais revenir un peu sur ce pays qui fait tant parler de lui ces derniers jours.
L’Espagne, pour moi, était une totale découverte. Alors si sur le plan mer/soleil, le contrat est rempli, je dois bien dire que plusieurs choses m’ont particulièrement marquée pendant ce séjour.
1- Le krach de l’immobilier
Même si tout le monde sait que l’immobilier espagnol est en pleine déroute, on ne perçoit vraiment l’ampleur de la situation qu’en parcourant à pied les rues de villes comme Barcelone, Gérone ou Blanes. C’est très impressionnant, cette farandole de panneaux accrochés aux balcons.
Depuis 2010, les prix ont baissé de 20% à 30%, et ce n’est sans doute pas fini. Inutile de traverser tout le pays pour vous en rendre compte : passez simplement la frontière et regardez en Catalogne. Là-bas, les prix ont chuté de 25% en deux ans ! Dans les plus beaux endroits, entre Rosas et Palafrugell par exemple, le mètre carré des résidences avec piscine s’échange à partir de 2 000 euros, et jusqu’à 2 500 euros face à la mer.
2- Les horaires d’ouvertures des commerces
Alors là attention, c’est un sujet sensible. S’il est compréhensible que l’ouverture des commerces (généralement de 9h30 à 13h et de 17h à 20h) témoigne d’une certaine douceur de vivre ibérique en accord avec la température et un cadre de vie familial préservé… il est néanmoins impossible d’ignorer le taux de chômage astronomique du pays (24,6% de la population active en 2012).
C’est d’ailleurs probablement ce qui a décidé Madrid, le 15 juillet dernier : tous les commerçants de Madrid peuvent ouvrir 24 heures sur 24, tous les jours de l’année, selon la loi de dynamisation de l’activité commerciale qui a été adoptée le 7 juin par le Parlement régional. Madrid devient ainsi la première communauté autonome espagnole à avoir une telle liberté commerciale.
3- La fraîcheur espagnole
Pour un pays dont l’industrie du tourisme représente environ 11% du PIB, qui maintenant dépend de l’Europe pour éviter la faillite non seulement de ses banques mais aussi de ses régions, est-il normal de pourvoir lire des graffitis sur les lieux touristiques, comme le Parc Guell à Barcelone, déclarant : “Tourist go home, or die” ? Traduisez : “touristes, rentrez chez vous ou mourez”.
Si l’accueil dans les commerces ou les restaurants est tout à fait plaisant, l’attitude d’une majorité d’Espagnols est pour le moins “fraîche”… pour ne pas dire glaciale.
Je comprends que les temps soient difficiles, et que le flot de touristes soit épuisant, mais cette attitude est tout simplement terrifiante.
Une question s’impose alors : vaut-il la peine d’essayer de sauver l’économie de la Zone euro et la monnaie unique si les peuples eux-mêmes sont incapables de prendre leurs responsabilités face à la situation, préférant la solution de facilité en maudissant les pays (et les concitoyens) moins ravagés par la crise ?
Le futur s’annonce sombre.
Dans de telles circonstances, comment blâmer les marchés qui doutent ?
- Espagne : nouveau record du taux, Le Figaro
“Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Espagne a battu un nouveau plus haut depuis la création de la Zone euro mercredi matin en début de séance, à 7,6%, témoignant de la défiance grandissante des investisseurs envers le pays“, nous apprend le journal.
Les économistes du Crédit Agricole CIB précisent que “la défiance vis-à-vis des actifs risqués devrait rester élevée d’autant qu’une résolution de la crise de la Zone euro semble peu probable à court terme“.
Même les institutions commencent à douter !
- Une institution de l’UE plus pessimiste, Le Figaro
Selon la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd), la crise de la Zone euro a des conséquences encore plus négatives que prévu pour les pays d’Europe de l’Est et d’Asie centrale. Elle a ainsi abaissé ses prévisions de croissance pour 2012, tablant désormais sur une croissance globale dans sa zone d’intervention limitée à 2,7% cette année, contre 4,6% en 2011 !
Je le répète : le futur s’annonce très sombre. Le Zone euro menace de s’effondrer un peu plus chaque jour. Et il faut nous y préparer dès maintenant. En n’hésitant pas à sortir des sentiers battus de l’investissement patrimonial traditionnel et en nous plongeant dans ce qui nous entoure déjà.
Initiative particulièrement intéressante dont vous parlera dans quelques minutes Fabrice Coletto, la création de deux bases de données destinées aux particuliers. Le but de ces bases de données ? Vous expliquer dans un langage clair les points de fiscalité de l’administration ! Mieux : vous pourrez même parcourir des cas pratiques de jurisprudence. Fabrice vous explique quels sont les avantages de ces deux nouveaux outils pour défendre votre patrimoine.
Enfin, nous nous retrouverons pour parler… d’art ! Je vous l’ai dit : pour se sortir de cette crise, nous allons devoir étudier de nouvelles options pour protéger notre patrimoine. Le secteur de l’art est l’une d’entre elles.
Aujourd’hui, nous nous concentrerons sur la fiscalité de ce domaine si particulier, car vous allez le voir, acheter un objet de collection, du vin ou des bijoux peut tout changer pour l’administration fiscale. Pas de panique, nous verrons cela en détails dans un instant.
A noter : nous ne nous retrouvons pas lundi prochain car Protection & Rendements prend quelques vacances. Mais nous serons de retour dès le 20 août ! D’ici là, n’oubliez pas : ouvrez l’oeil !



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