Rien de neuf sous le soleil en Europe… Ah si, pardon : la France a emprunté pour la première fois à taux négatif !
Alors qu’est-ce que cela signifie ? Explications avec Simone :
“La France finance son gaspillage pour pas cher sur les marchés, mais préparer l’avenir nécessite de presser un peu plus le contribuable-citron. En Europe, rien n’est réglé et nous profitons de l’effet repoussoir de ceux qui vont plus mal que nous. Les pays émergents – Chine en tête – ne nous donnerons pas de miettes de croissance.
LES TAUX SONT NEGATIFS CAR LES BANQUES FONT PEUR !
Pourquoi donc des gens sains d’esprit paient-ils des Etats pour garder leur argent à trois mois, alors qu’il existe des banques pour ça ?… (ça c’est le signal des neurones qui se connectent)
Oui, bien sûr : parce ces gens ont peur des banques et que les banques ont peur les unes des autres. Mais qui sont donc ces gens qui ont peur de laisser des liquidités dans des banques ? La Suisse (qui pour maintenir la parité euro-franc est obligée d’acheter des tombereaux d’euros, les fonds de retraite ou fonds de pension, les banques elles-mêmes.
Un mot rapide sur les banques. Déposer leur argent au guichet de la BCE ne leur rapporte plus rien. Elles ne peuvent prendre le risque de le prêter à d’autres banques en aussi piteux état qu’elle-même. Il reste donc les billets de trésorerie à très court terme.
Et c’est ainsi que nous nageons en pleine folie dans les liquidités avec des taux négatifs.“
Vous l’aurez compris pas de triomphalisme… Certes, nous empruntons pour rien, mais ce n’est en rien une bonne nouvelle. Encore une fois, doucement mais sûrement, la confiance dans la survie de la Zone euro se morcèle.
Et ce n’est pas le ministre allemand des Finances qui nous contredira :
- Zone euro : stabiliser ou scinder (Schäuble), Le Figaro
Wolfgang Schäuble a en effet déclaré hier soir que la Zone euro risquait de se retrouver dans une situation délicate si rien n’était fait pour stabiliser le bloc monétaire qui risque d’éclater, devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe.
“L’alternative à la stabilisation de la Zone euro est de la scinder avec des conséquences difficiles à prévoir”, a-t-il poursuivi.
Justement, nous allons nous intéresser dans quelques minutes à l’Italie. Car si la Grèce, l’Espagne et maintenant Chypre se disputent la vedette, elles ne sont pas les seules à menacer la Zone euro. En façade l’Italie semble sur le bon chemin mais qu’en est-il vraiment ?
Vous retrouvez également aujourd’hui Bill Bonner qui vous emmène en Argentine et vous parle d’inflation. Savez-vous qu’il est interdit d’évoquer les vrais chiffres de l’inflation ? Bill vous expliquera tout cela, et vous montrera ce que nous apprend le cas argentin sur les Etats-Unis. Ces derniers, vous allez le voir, ont beau jeu de dénoncer le danger de la crise en Europe quand leur propre situation pourrait déraper d’un moment à l’autre.
Enfin vous avez rendez-vous avec Eberhardt Unger, qui vous parlera de la mise en commun des dettes de la Zone euro. Que faut-il en penser ? Est-ce vraiment la voie à suivre pour sauver la monnaie unique ? Et quelles conséquences cela pourrait-il entraîner ?



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