Par Alexandre Benazzouz
Il devient de plus en plus difficile de protéger votre patrimoine tout en obtenant des rendements.
L’immobilier est mis à mal. On a observé depuis le début de ce siècle une formidable envolée des prix de l’immobilier, accompagnée de plus-values extraordinaires. Mais les bulles immobilières éclatent les unes après les autres, pays par pays.
L’Espagne, les Etats-Unis et l’Irlande au front !
Ces trois pays ont été frappés de plein fouet par l’éclatement de la bulle immobilière.
Les Etats-Unis ont été les premiers touchés. La chute a été impressionnante (-33% entre mars 2006 et décembre 2011).
L’Irlande, qui a vu son prix au mètre carré plus que tripler entre le début de l’année 2000 et septembre 2007, accuse désormais une chute de 50% depuis cette date.
L’Espagne, quant à elle, a vu sa bulle éclater au troisième trimestre 2008. La péninsule ibérique enregistre, elle, une baisse de près de 20%.
Le Royaume-Uni et l’Italie suivent le même chemin !
Et la France dans tout ça ?
L’indice des prix de l’immobilier français est à un plus haut niveau que celui des Etats-Unis juste avant l’éclatement de leur bulle immobilière en 2006. C’est un élément à ne pas négliger, on va observer une correction des prix.
Il faut savoir que les rendements de l’immobilier d’habitation sont déjà inférieurs à l’inflation, et risquent de basculer dans le négatif si de nouvelles pressions fiscales apparaissent. Ne vous laissez pas piéger.
Les obligations d’Etat ne sont plus sans risques
Maintenant qu’un Etat peut faire faillite, votre marge de manoeuvre s’est considérablement réduite.
L’écart entre le rendement des obligations espagnoles et le rendement des obligations “refuge” allemandes a atteint un record — 5,6%. Entendez par là qu’en investissant dans la dette espagnole, vous risquez de ne pas revoir votre argent… et si vous investissez dans le bund allemand, vous obtiendrez (tout comme dans l’immobilier locatif) des rendements inférieurs à l’inflation et parfois même négatifs. Que faire ?
Reforestez votre patrimoine !
Le rendement moyen d’un investissement en foncier forestier a atteint 3% en 2011 pour un prix moyen de l’hectare en hausse de 10,8%, explique Laurent Piermont, président-directeur général de la Société forestière, filiale de la Caisse des dépôts spécialisée dans la gestion et l’achat de forêts. Presque trop beau pour être vrai.
Quand les marchés financiers sont en bonne santé, le secteur de la forêt procure des rendements modérés, mais actuellement, la forêt profite de la conjoncture économique pour faire office de valeur refuge. Ce placement déconnecté des marchés financiers retrouve son statut. Le nombre de transactions a progressé d’environ 4% en 2011 et la valeur des biens vendus a franchi le seuil symbolique du milliard d’euros (+28,3% par rapport à 2010). Cela est en partie dû aux investisseurs institutionnels (banques et assurances) qui sont de plus en plus présents. Pourquoi ne pas suivre leur stratégie ?
La bonne santé du marché de la forêt est due à plusieurs facteurs. Tout d’abord, le prix du bois a enregistré une hausse de 27% en deux ans. La demande en bois est tirée par les pays émergents et est soutenue par la révolution verte qui est en marche. N’oublions pas que la forêt est un actif tangible, au même titre que l’or. Certes, une tornade ou un gigantesque incendie pourraient l’abattre ou la faire partir en fumée (deux risques assurables) mais ce ne sera pas un effondrement des marchés qui la fera disparaître. Or l’avenir de l’Europe se faisant de plus en plus incertain, un nouveau krach n’est pas impossible…
Sécurité, rendements, diversification et même avantages fiscaux, tout y est.
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