Ca va mal… oui, je sais, encore… mais est-ce vraiment étonnant ? En parcourant Le Figaro ce matin, je me suis arrêtée sur une citation qui résume, à mon sens, la situation :
“La crise internationale la plus grave depuis les années 30, selon l’expression consacrée, n’a été que le révélateur de nos inconséquences alors qu’on en faire un bouc émissaire.“
Il faut donc regarder par delà la crise et se poser les bonnes questions. Sinon, vous l’aurez compris, nous ne traiterons que la conséquence (la dette) mais pas la cause première de ce cauchemar…
Simone Wapler s’est d’ailleurs posé une question qui me semble particulièrement pertinente : pourquoi avons-nous encore une Banque de France ? Réfléchissez, cette institution avait sa place lorsque nous avions encore notre monnaie… mais depuis l’avènement de l’euro, pourquoi est-elle toujours là ? Et surtout que fait-elle maintenant ? Réponse avec Simone dans quelques minutes…
Autre titre intéressant aujourd’hui :
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“Nous réduisons progressivement notre surexposition aux émetteurs français”, L’Agefi
Dans un court entretien Paul Gurzal, gérant chargé de la stratégie obligataire à La Française AM, explique sa vision de la situation en zone euro et livre sa stratégie pour les mois à venir :
“Les incertitudes politiques autour de la Grèce et de la situation espagnole appellent à plus de prudence. Autre élément inquiétant : les divergences entre l’Allemagne et la France s’accentuent. En avril, le crédit français affiche la troisième plus mauvaise performance des pays de la zone euro derrière l’Italie et l’Espagne tandis que le crédit allemand reste en tête.[...] En termes de choix pays, nous favorisons l’Allemagne au détriment des autres pays européens. Nous réduisons progressivement notre surexposition sur les émetteurs crédits français dont le profil de risque converge dorénavant plus vers un pays périphérique qu’un pays core.“
Traduction : non seulement la situation ne s’améliore pas mais en plus le prochain pays qui subira les foudres des investisseurs et des marchés sera la France !
Nous en avons déjà parlé : nous ne sommes pas l’Allemagne… Nos dirigeants aimeraient que ce soit le cas, et s’acharnent à créer cette illusion, mais ce n’est bien sûr qu’une illusion. En regardant les perspectives de croissance, les taux d’intérêts, le taux de chômage, le poids de la dette, notre situation évoque plus l’Espagne ou l’Italie. Cela commence à se savoir… et nous risquons de faire basculer la zone euro toute entière.
Retrouvez dans quelques instants Matthew Partridge, de MoneyWeek Grande-Bretagne, qui vous expliquera quels sont les catalyseurs d’un basculement de la zone euro. Il vous révèlera aussi quel est pour lui le danger principal pour la monnaie unique.
Espagne, Italie, Grèce, France… tous ces pays sont maintenant pris dans une spirale infernale qui ne laissera pas l’Europe intacte. Tout risque de changer et vite. Il faut vous y préparer ! Je vous rappelle que nous organisons une journée entièrement dédiée à ces questions le 22 juin prochain. Au coeur des discussions : votre patrimoine. Comment le préserver, comment prendre en compte les nouvelles menaces qui pèsent directement sur votre capital.
Car il va bien falloir payer nos dettes, et ce sont votre épargne, votre assurance-vie et même votre retraite qui seront en première ligne. Nos dirigeants ont besoin d’argent. Et faute d’en imprimer… ils n’hésiteront pas à prendre le vôtre.



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